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Les enjeux de la consommation responsable !

Consommation responsable image par Tumisu

Consommation

Les enjeux de la consommation responsable !

Par la rédaction

Le 21/06/2020 et modifié le 19/01/2021

La consommation responsable pourrait faire le pont entre écologie et consumérisme. L'épisode COVID 19 semble avoir conforté cette tendance, pointant les méfaits de la mondialisation. Comment concilier consommation, développement durable et écologie ?

Continuer à consommer, mais durablement

La consommation responsable est une attitude avisée du consommateur qui cherche par ses choix à préserver sa santé, la nature et la planète. Elle diffère de la décroissance ou du fanatisme écologique. La consommation y reste un droit et une liberté, mais orientée vers un moindre impact écologique et social. Elle s'inscrit facilement dans la RSE, responsabilité environnementale et sociale des entreprises. Consommer autrement privilégie des productions plus respectueuses.

 

Pyramide de consommation - Image Julie Blanc

 

  • Le rôle crucial du consommateur

Pollution, dérèglement climatique, planète pillée, défigurée et appauvrie, notre consommation effrénée est en un moteur des désordres écologiques actuels. 

Une attitude déraisonnée et insouciante contribue à répandre des pesticides, des monceaux d’emballages et produits non dégradables, à piller les ressources, à brûler des tonnes d’équivalents carbones et dégager ainsi trop de gaz à effet de serre

Les industriels et les marchands nous y incitent, mais ne font qu’accéder à nos désirs. 

  • Prise de conscience en hausse

D'après les baromètres GreenFlex, le taux de français concernés progresse et nous serions près de trois français sur quatre à être sensibilisés à l'impact de notre consommation

Le ratio de français dans la dynamique de baisser leur consommation ou d'éviter les produits ou services superflus n’atteint pas un tiers, mais la moitié des français souhaitent consommer autrement et mieux.

  • Motivations et préoccupations

L'écologie étant systémique, les motivations sont diverses, souvent complémentaires, parfois paradoxales. Au premier chef le bien-être et la santé, qui se traduisent par un trio constant de préoccupations : la pollution et les déchets, la sauvegarde de la biodiversité, le réchauffement climatique. Leur ordre d’importance fluctue annuellement, selon la gravité ressentie des catastrophes relayées par les médias.

La consommation responsable est profondément tournée vers le vivant. Le bien-être animal et la protection de la biodiversité deviennent les critères les plus importants, alors que le lien entre consommation courante et réchauffement climatique reste parfois énigmatique.

 

L’expression de la consommation responsable

Consommation responsable - Schéma Julie BLanc

 

Dans l’action, le pragmatisme fait irruption dans les pratiques. Le consommateur responsable, conscient des effets directs et indirects de ses choix, va chercher à éviter certaines substances perçues comme nocives ou au mauvais indice carbone. Il va tenter de privilégier le local. Lui-même respectera des gestes positifs et évitera des usages désastreux.

  • La santé passe par l’alimentation et les matériaux durables

Liant environnement et santé, les Français choisissent des produits plus respectueux de l’environnement. C’est le cas dans l’habitat, les produits d’entretien et l’alimentation

La consommation de viande diminue tant pour protéger sa santé que pour l’impact nocif de l’élevage industriel sur l’environnement. Le bien-être animal apporte son coup de grâce chez certains. Le critère naturel des produits gagne du terrain sur l’hyper-transformé industriel.

  • L’engagement proactif de l’achat local

Parallèlement à la recherche du naturel, le recours aux productions locales est un acte plus militant. On diminue l’impact carbone du transport, on défend l’emploi, on cherche la fraîcheur des aliments pour une qualité nutritionnelle et gustative. 

Le choix de matériaux locaux et des produits alimentaires de saison traduit une reconnexion au terroir, une résilience à la mondialisation. Connaître le producteur et sa façon de faire donne une valeur supplémentaire aux produits.

  • Des écogestes au quotidien contre le gaspillage

Les Français disent à 80 % prendre sur eux sur trois thèmes: ils affirment veiller sur leur consommation d’énergie, leur consommation d’eau, et pratiquer le tri de leurs déchets. Il s’agit d’implications terre à terre parfois contraignantes, en partie guidées par le porte-monnaie.

Tous les usages ne sont pas concernés : explosion du numérique avec sa dépense d’énergie directe et indirecte, généralisation du voyage off shore, recours à la livraison dégroupée. Les consommateurs, disposés à faire des efforts personnels, sont encore trop peu nombreux.

Schéma Consommation responsable

Perspectives et limites de la consommation responsable

Le consommateur veut participer, mais pas se sacrifier seul. Il attend réponses, encouragements et engagements des grands acteurs . Le consommateur est multiple, certains restant réfractaires. Le levier de la consommation responsable sera-t-il suffisant pour résoudre la dégradation de la planète ?

  • Un panorama morcelé

GreenFlex répartit les consommateurs en huit catégories de tendances, positionnées selon deux axes : du rejet à l’implication, de l’insouciance hédoniste à l’impératif économique. 

2019 pointait une radicalisation des extrêmes. Finalement, les groupes sont assez équivalents en taille. Les freins restent nombreux, entre climato-sceptiques, intérêts financiers « supérieurs » et abstention individuelle passive. 

La consommation responsable n’est qu’une tendance, heureusement à la hausse.

  • La tentation du dédouanement

Dans l’échelle du pouvoir d’action, le Français voit d’abord les marques et entreprises, puis les politiques, l’action individuelle en troisième position seulement, enfin les distributeurs dont l’impact progresse.

Ce serait donc aux industriels et à l’Etat de faire le job. Le consommateur regrette le manque de précision dans les étiquettes, voudrait que le pouvoir public contraigne plus. 

Certains mandateraient bien les distributeurs pour faire la sélection des offres. Nous nous en remettrions facilement aux autres.

  • Prix et confort, deux freins concrets

Le coût demeure un frein principal. La tendance à accepter de payer un peu plus pour des produits plus respectueux se concrétise lentement. 

L’alimentation et le textile, dont la baisse des prix a longtemps équilibré le pouvoir d’achat, sont en tête de cette intention, si les marques font des efforts. 

Pour autant, nous ne sommes pas vraiment prêts à diminuer notre confort et nos valeurs plaisir.

  • Recherche d’alternatives plutôt que réduction

Pour concilier ces injonctions contradictoires, beaucoup cherchent des alternatives. Des produits alternatifs, ressourcés, équitables, bio, ou « made in France ». Également des services alternatifs, souvent portés par le numérique : covoiturage, applications de notation, réseaux sociaux en général. 

Certains, les «5G », sont persuadés que l’innovation technologique et digitale résoudra les problèmes. C’est un vrai dilemme, puisqu’ils ont en partie raison et qu’aujourd’hui nous consommons toujours trop.

 

Attention à la surconsommation durable, restons responsables

La consommation durable, ou soutenable, pourrait donc déboucher sur le phénomène émergent de surconsommation durable. Ce leurre ne doit pas faire oublier que l’abandon d’achats superflus est une composante majeure d’une vraie consommation responsable.

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