Une augmentation des catastrophes météo conforme aux prévisions
Selon le rapport de Christian Aid, les catastrophes météorologiques de 2020 ont atteint un nombre et un niveau d’intensité records. Cette tendance haussière confirme les prévisions des scientifiques, selon lesquelles le réchauffement de la terre apportera dans son sillage des cataclysmes toujours plus intenses et nombreux.
Les chiffres de la saison des tempêtes en Europe en sont la preuve. En 2020, le Vieux Continent a été balayé par deux tempêtes particulièrement dévastatrices. Dès février, l’Irlande et le Royaume-Uni ont affronté les fureurs de Ciara, puis, en octobre, l’Italie et la France subissent les vents violents et les fortes précipitations apportés par Alex. Ces deux catastrophes ont causé des dégâts évalués à 5,9 milliards d’euros, selon l’organisme britannique.
L’impact financier s’élèverait à plus de 3000 milliards de dollars, auxquels il faut ajouter 1,23 millions de personnes tuées en 20 ans.
Des dérèglements désastreux à l’échelle mondiale
Les 10 plus grandes catastrophes de 2020 listées par Christian Aid sont toutes liées aux dérèglements climatiques et à la hausse des températures. Tous les continents et tous les pays sont concernés, mais les pays pauvres sont ceux qui paient le plus lourd tribut. En Afrique, les invasions de sauterelles, favorisées par la hausse du mercure, ont causé de lourds dommages sur la biodiversité et sur les cultures de nombreux pays comme la Somalie, l’Éthiopie, l’Ouganda et le Kenya. Même le Moyen-Orient et le sous-continent indien n’ont pas été épargnés par ces insectes.
À cause des niveaux record de chaleurs, les feux de forêt se sont également multipliés et intensifiés. L’Australie en a fait l’amère expérience avec 115 000km² de forêt détruite entre 2019 et 2020 soit trois fois la superficie des Pays-Bas, et plus de 3 milliards d’animaux touchés.
Les États-Unis ont également subi d’énormes destructions liées aux incendies de forêt, notamment dans les États de, l’Arizona, l’Oregon, Washington et la Californie. 15 000 km² de forêt ont été brûlés et 35 personnes ont trouvé la mort. Les dégâts financiers, en Australie comme aux États-Unis, ont largement dépassé les 5 milliards de dollars.
Des tempêtes et des inondations dévastatrices en Asie
En Asie, la mousson a atteint des sommets l’année dernière, au point de provoquer d’importantes inondations en Inde et, surtout, au Bangladesh. Dans ce pays, la montée des eaux a été particulièrement importante, allant jusqu’à recouvrir plus d’un quart du territoire.
Dans l’Histoire, les inondations comparables à celles de 2020 sont très rares, souligne Shahjahan Mondal, un climatologue local. En plus des inondations, le Bangladesh a aussi subi en mai les vents violents et la pluie du cyclone Amphan, dont les dégâts dans le golfe du Bengale ont dépassé les 5 milliards de dollars.
Des ouragans meurtriers dans l’Atlantique et des dérèglements inédits en Asie
L’année dernière aura été particulièrement sombre sur le plan climatique pour les pays et régions de l’Atlantique ouest. Dans cette zone, 30 ouragans ont été recensés, un chiffre jamais atteint auparavant. Ces tempêtes ont entraîné la mort d’au moins 400 personnes et engendré 41 milliards de dollars de dommages dans les Caraïbes, en Amérique centrale (Nicaragua, Mexique, Panama) et aux États-Unis.
En Asie, la mousson a atteint des sommets l’année dernière, au point de provoquer d’importantes inondations en Inde et, surtout, au Bangladesh. Dans ce dernier pays, la montée des eaux a été particulièrement importante, allant jusqu’à recouvrir plus d’un quart du territoire. Dans l’Histoire, les inondations comparables à celles de 2020 sont très rares, souligne Shahjahan Mondal, un climatologue. En plus des inondations, le Bangladesh a aussi subi en mai les vents violents et la pluie du cyclone Amphan, dont les dégâts dans le golfe du Bengale ont dépassé les 5 milliards de dollars.
Des sécheresses et des invasions de sauterelles plus menaçantes
En Afrique, les invasions de sauterelles, favorisées par la hausse du mercure, ont causé de lourds dommages sur la biodiversité et sur les cultures de nombreux pays comme la Somalie, l’Éthiopie, l’Ouganda et le Kenya. Même le Moyen-Orient et le sous-continent indien n’ont pas été épargnés.
Pour David Malpass, président de la Banque Mondiale, il s’agit tout simplement de la pire invasion de criquets pèlerins depuis des décennies, une situation qui oblige l’institution à débloquer en urgence 500 millions de dollars pour l’Afrique de l’Est. Un montant insignifiant par rapport aux 8,5 milliards de dollars de dégâts calculés par la Banque Mondiale.
Des feux de forêts en constante progression
À cause des niveaux record de chaleurs, les feux de forêt se sont également multipliés et intensifiés. L’Australie en a fait l’amère expérience avec 115 000 km² de forêt détruite entre 2019 et 2020 soit trois fois la superficie des Pays-Bas, et plus de 3 milliards d’animaux touchés. Si rien n’est fait contre le réchauffement climatique, l’île-continent s’expose à des risques d’incendies 30 % plus élevés d’ici la fin du siècle.
Les États-Unis ont également subi d’énormes destructions liées aux incendies de forêt, notamment dans les États de, l’Arizona, l’Oregon, Washington et la Californie. 15 000 km² de forêt ont été brûlés et 35 personnes ont trouvé la mort. Les dégâts financiers, en Australie comme aux États-Unis, ont largement dépassé les 5 milliards de dollars selon les premières estimations.
En Amazonie, 2020 fût une année particulièrement agitée : les incendies frappant cet immense sanctuaire de biodiversité ont augmenté de 20 % et 28 % en juin et juillet par rapport à l’année précédente. Même constat au Pantanal, l’autre grande forêt d’Amérique du sud : les incendies y ont quasiment quadruplé par rapport à 2019, dont la moitié ont eu lieu sur le seul mois d’août.
Le poids croissant du réchauffement climatique
Tous les continents et tous les pays sont concernés, mais les pays pauvres sont ceux qui paient le plus lourd tribut. Ces 10 événements désastreux ont provoqué près de 150 milliards de dollars de dégâts, 3500 morts et le déplacement de plus de 13,5 millions de personnes.
Et encore, il s’agit d’une première appréciation fondée uniquement sur les biens assurés. Les destructions sont en réalité beaucoup plus importantes si l’on tient compte des sinistres frappant les habitations, les voitures et les champs de culture des pays pauvres d’Afrique subsaharienne et d’Asie du Sud-Est qui sont rarement couverts par une assurance publique ou privée.
Christian Aid et Swiss Re ont estimé à 140 milliards de dollars le coût total des catastrophes causées par le dérèglement climatique en 2019. 50 % des dégâts sont liés aux aggravations entraînées par le changement climatique, dont les tempêtes, les pluies torrentielles, les sécheresses, les vagues de chaleur et les feux de forêt.
La portée limitée de l’Accord de Paris
Ces chiffres rappellent encore une fois l’urgence de ralentir et de limiter la montée des températures globales, conformément à l’Accord de Paris. En janvier 2020, 183 pays sur les 197 signataires ont ratifié le document, conclu au sortir d’une COP21 célébrée en grande pompe dans la capitale française.
Les parties prenantes se sont alors engagées à réduire drastiquement leurs émissions de gaz à effet de serre, identifiées comme le principal facteur de la hausse des températures mondiales.
Sur le papier, les engagements énoncés dans l’accord donnent beaucoup d’espoir quant à l’avenir. Dans les faits, ces promesses sont loin d’être suffisantes pour inverser la courbe. Sans oublier que les nations qui ont transposé leurs engagements en actes concrets sont rares et il aura fallu attendre 2020 pour que les plus gros pollueurs revoient à la hausse leurs ambitions climatiques.
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