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Stop au brûlage de déchets verts à l’air libre !

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Stop au brûlage de déchets verts à l’air libre !

Par la rédaction

Le 19/10/2021 et modifié le 19/10/2021

Brûler les feuilles mortes, les résidus de tontes de pelouse et autres déchets de jardin est interdit depuis 2011. Environ 9 % des ménages continuent pourtant de le faire. Il est plus que temps de prendre au sérieux l’impact négatif de cette pratique sur la qualité de l’air. Une étude récente, réalisée par des chercheurs français, a souligné la gravité de la pollution générée par ces feux.

Fumées de jardin, la menace fantôme

Quand vient l’automne, pour les ménages qui possèdent un jardin, c’est l’heure de se débarrasser des branchages, des feuilles mortes et autres déchets verts. Les plus éco-responsables leur donnent une seconde vie en privilégiant le compostage classique ou le lombricompostage par exemple. Puis il y a ceux qui, au mépris de la loi et des méfaits évidents sur l’environnement, continuent de brûler ces déchets verts au fond de leur jardin. Pourtant, les dégâts occasionnés par ces feux extérieurs sont énormes, selon cette étude française publiée dans la revue Science Direct.

D’après les auteurs, brûler des déchets verts à l’air libre libère jusqu’à 30 fois plus de particules fines que lorsqu’on incinère des bûches dans un poêle à bois

Faire un feu de camp avec des feuilles mortes et autres débris végétaux n’est vraiment pas une bonne idée. Cette pratique libère dans l’atmosphère des taux élevés de particules fines et d’autres polluants dangereux, comme les méthylphénols, des n-alcanes, des composés organiques condensables et du carbone-suie, entre autres.

Une autre étude réalisée par l’ADEME, affirme que brûler 50 kg de déchets végétaux produit la même quantité de particules fines qu’une voiture diesel roulant sur plus de 13 000 kilomètres ou un chauffage au fioul fonctionnant sans arrêt pendant 3 mois. 

 

Malgré ces chiffres alarmants, les Français brûlent environ 1 million de tonnes de déchets verts chaque année.

 

Les autorités réagissent mollement

Cette pratique ne résulte pas uniquement de l’inconscience ou du manque de sensibilisation des ménages face aux dangers du brûlage à l’air libre de déchets végétaux. Les autorités partagent aussi la responsabilité du phénomène, à cause de leur inaction et de leur indulgence à l’égard des personnes fautives. 

Elles ont timidement réagi en début d’année, en prévoyant une amende maximale de 750 euros, contre 450 euros auparavant , à l’encontre des personnes qui brûlent leurs déchets verts à l’extérieur.

Cette modification n’a pas vraiment eu l’effet attendu : le fléau perdure, en particulier dans les régions et les communes où des dérogations peuvent exister pour cause d’obligation de débroussaillage ou d’un plan de prévention des risques d’incendie.

Il ne faut pas oublier l’effet cumulatif des fumées de jardin avec les émissions de particules fines des cheminées et de la pratique de l’écobuage, une méthode traditionnelle autorisée et même financée par la politique agricole commune dans certaines régions comme les Pyrénées. Dans ces territoires, les pouvoirs publics et leurs partenaires doivent redoubler d’effort pour faire évoluer la culture et conscientiser la population concernant la menace des feux extérieurs sur l’environnement et sur leur propre santé.

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