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Anthropique :

Adjectif qui qualifie une action faite par l’Homme provoquant directement ou indirectement la dégradation de l’environnement. Certaines activités comme l’agriculture ayant recours aux pesticides entraînent par exemple la pollution des sols et  la modification des reliefs.

Une zone anthropisée a perdu une plus ou moins grande partie de sa naturalité, même si elle a gardé son apparence naturelle : les prairies et pâtures, les forêts, etc.

 

Anthropocène :

Situe la période au cours de laquelle les activités humaines ont commencé à créer un ensemble d’événements climatologiques et géologiques dans l’histoire de la planète.

Les empreintes laissées par l’Homme ont eu des incidences significatives sur l’écosystème. Les sols se sont dégradés et les matériaux polluants se sont accumulés face à un besoin accru de confort et de modernité.

L’époque Anthropocène signe le commencement des rejets de gaz à effet de serre, l’entassement du plastique, la découverte du béton, les pratiques agricoles intensives et chimiques, etc.

 

Audit environnemental :

Le règlement CEE n°1836/93 définit l’audit environnemental comme une évaluation approfondie et objective du management des questions environnementales dans les processus de production d’une entreprise industrielle. 

Avec l’essor de la croissance verte en France, toutes les sociétés, peu importe leur secteur d’activité, intègrent cette démarche.

Cet audit se fait conformément aux normes ISO et BS et aux règlements comme le Système de Management Environnemental et d’Audit ou SMEA (EMAS en anglais). 

Cette analyse permet aux dirigeants de contrôler la conformité et la performance des pratiques environnementales de leur entreprise. 

L’étude peut être effectuée par des salariés, dans le respect des règles de déontologie du métier, ou par une société extérieure.

 

Basse tension :

Dans sa définition large, la basse tension correspond à une alimentation électrique qui couvre une plage allant de 50 à 1000 volts en régime alternatif et 120 à 1500 volts en courant continu

En pratique, elle désigne l’alimentation fournie par les plus petites lignes électriques du réseau national ou régional. C’est le « courant final » qui est livré aux ménages, artisans et PME. 

Cette alimentation varie de 230 à 400 volts en fonction de la qualité de la ligne, de la distance du branchement par rapport au transformateur du poste HTA/BT (Moyenne tension/Basse tension) de distribution publique.

Biogaz :

Le terme générique « biogaz » désigne un gaz naturel produit à partir de matières organiques en décomposition. C’est un mélange de dioxyde de carbone (un tiers) et de méthane (deux tiers), qui peut remplacer le gaz d’origine fossile. Ce gaz peut aussi contenir des traces de soufre, d’oxygène ou d’azote.  

Le biogaz est une énergie renouvelable, relativement facile à se procurer. Sa production a lieu dans tous les endroits privés partiellement ou totalement d’aération, et où sont stockés des déchets végétaux et animaux fermentescibles. 

Le biogaz est produit notamment dans les stations d’épuration d’eaux usées et les centres de stockage de déchets équipés de méthaniseurs industriels.

 

Biomasse :

La biomasse est l’ensemble des déchets et matières organiques qui peut être transformé en énergie thermique ou électrique

Ce terme englobe tout ce qui est détritus d’origine végétale, comme les feuilles, le bois et les résidus alimentaires ainsi que les restes d’animaux morts sur le sol. 

La biomasse peut revêtir des formes diverses. Les huiles végétales et les bioalcools appartiennent par exemple à la catégorie des liquides, tandis que le biogaz comme son nom l'indique se trouve sous forme gazeuse. 

La transformation de la biomasse en énergie dépend de ces caractéristiques physiques, elle se fera donc soit par combustion, gazéification, digestion anaérobie, pyrolyse ou méthanisation.

 

Biotope :

Le biotope constitue l’un des deux piliers principaux d’un écosystème. Ce terme renvoie au milieu de vie dont la stabilité permet à des espèces animales et végétales, ainsi qu’à des micro-organismes d’y proliférer de manière homogène. 

Ce lieu est caractérisé par la qualité et la composition des cinq éléments indispensables à la vie, à savoir l’eau, le sol, la température, la lumière et l’air. 

Il existe de ce fait plusieurs biotopes en fonction des conditions géographiques, du climat, des propriétés bio-chimiques du sol, de la topographie, de la géologie et de l’hydrographie, entre autres. L’existence même de ces biotopes repose sur un équilibre plus ou moins fragile.

 

Bâtiment à énergie positive :

On dit d’un bâtiment qu’il est à énergie positive lorsqu’il produit plus d’énergie qu’il n’en consomme. 

Le sigle BEPOS est communément employé pour désigner les constructions de ce genre. Le calcul de l’écart entre l’énergie consommée et celle produite prend en compte toutes les dépenses en énergie thermique ou électrique sur une année. 

L’énergie consommée lors de la construction du bien, ou pour acheminer ses constituants ne figure pas dans le calcul. 

Pour atteindre ce degré de performance énergétique, le bâtiment doit être déjà très peu énergivore, avant d’être doté d’un système de production locale. Le surplus d’énergie, qu’il soit thermique ou électrique, peut être stocké ou retourner dans le réseau de distribution.

 

CH4 :

Voir la définition du Méthane

 

Le méthane est un puissant gaz à effet de serre !

CO2 :

CO2 est la formule chimique du gaz carbonique ou dioxyde de carbone. C’est un gaz inerte, incolore et non toxique à faible concentration. Le gaz carbonique provient de sources naturelles très variées, comme la photosynthèse, la décomposition d’animaux, les éruptions volcaniques et la respiration des êtres vivants. 

L’Homme produit aussi d’importantes quantités de CO2 à travers les usines, les voitures fonctionnant à l’essence ou au diesel, ces émissions entraînant une augmentation inquiétante du taux de ce gaz à effet de serre dans l’atmosphère. 

Malgré l’absorption du dioxyde de carbone par les plantes, le sol, les océans, la hausse de concentration de ce gaz est le principal contributeur à l’effet de serre et provoque des troubles respiratoires plus ou moins aigus.

 

Cellule photovoltaïque :

La cellule photovoltaïque est un composant électronique généralement bi-couche. La première, située à l’avant, est constituée de fines plaques de silicium, ou d’un autre semi-conducteur, composées d'atomes de phosphore. 

La seconde couche, non-exposée au soleil, est du silicium associé à des atomes de bore. Au contact de la lumière solaire, le semi-conducteur de la face avant libère des électrons, lesquels vont être attirés par la couche inférieure qui fait office de borne positive grâce au champ électrique entre ces deux zones. 

Une cellule isolée produit une électricité de faible puissance, d’où l’association de  nombreuses cellules dans un même panneau ou module.

 

 

Centrale marémotrice :

Une centrale marémotrice produit de l’énergie électrique à partir du marnage ou des courants de marée

Son fonctionnement repose essentiellement sur la transformation de l’énergie cinétique des marées grâce à un barrage séparant deux bassins d’eau de mer situés à des niveaux différents. 

Ce type d’infrastructure est construit dans un estuaire ou dans un bras de mer où le marnage est très fort. Un site marémoteur ne peut fonctionner correctement si le marnage est inférieur à 5 mètres et si la profondeur lors des basses mers ne dépasse pas 10 mètres. 

La France exploite une centrale de ce type dans l’estuaire de la Rance, en Bretagne.

 

Centrale solaire :

Une centrale solaire est un site de production d’électricité qui exploite l’énergie du soleil. Elle peut être thermodynamique (thermique) ou photovoltaïque. Dans le premier cas, l’installation transforme en premier lieu la lumière solaire en chaleur, avec un ensemble de réflecteurs et de concentrateurs chargés de chauffer un liquide spécial jusqu’à évaporation. Les vapeurs ainsi produites font tourner un turbo-alternateur. 

L’Espagne et les États-Unis sont les plus grands utilisateurs mondiaux d’électricité thermodynamique. 

La version photovoltaïque est constituée d’un parc de panneaux photoélectriques qui convertissent directement l’énergie du soleil en énergie électrique

Fin 2019, l’Europe produit 131,9 GW d’électricité photovoltaïque, soit plus que la production issue des centrales nucléaires.

 

Charbon :

Le charbon est un combustible solide issu de la transformation de la biomasse enfouie dans le sol au fil des périodes géologiques qui s’étalent sur plusieurs millions d’années. 

Cette roche affiche une teneur en carbone variant en fonction du temps d'enfouissement, des conditions de température et de pression. On distingue ainsi différents niveaux de qualité de charbon. 

Les centrales au charbon recherchent surtout les charbons issus de l’ère carbonifère, âgés de plus de 300 millions d’années et composés à au moins 70 % de carbone. 

L’anthracite et le charbon à coke appartiennent à cette catégorie. Les sous-bitumineux et le lignite sont deux autres types de charbon moins matures.

Bien qu’extrêmement  émetteur de GES le charbon reste derrière le pétrole la deuxième source d'énergie dans le monde. La Chine et l'inde ont compté pour plus de 60% de la consommation mondiale de Charbon en 2019.

 

Cogénération :

La cogénération consiste à générer simultanément, et sur une même installation, de l’énergie thermique et de l’énergie électrique

Une centrale en cogénération utilise généralement du combustible fossile, comme le fioul ou le gaz naturel. 

Une installation en cogénération permet d’améliorer le rendement d’une centrale, qui plafonne à 40 %. Avec cette méthode, ce taux peut atteindre 80 %. 

L’énergie électrique produite en cogénération sert souvent à la consommation du site même, le surplus étant ensuite redirigé vers le réseau public local. 

L’énergie thermique, elle, est affectée au chauffage et/ou à l’eau chaude de la centrale et des logements proches du site.

 

Combustibles Minéraux Solides (CMS) :

Combustibles Minéraux Solides (CMS)

Les combustibles minéraux solides, ou CMS dans le langage énergétique, rassemblent les produits primaires et secondaires du charbon

Ces sources d’énergie alimentent surtout les centrales électriques et les dispositifs d’alimentation des complexes sidérurgiques

Les catégories primaires des CMS regroupent le charbon à coke, le charbon vapeur et l’anthracite. Le lignite, dont l’utilisation reste marginale, en fait également partie, tout comme les substances charbonnières prélevées dans les terrils. 

Les produits secondaires rassemblent le coke de charbon - élément indissociable de la fabrication de l’acier -, ainsi que le goudron de houille et les agglomérés, ces derniers étant essentiellement utilisés dans le chauffage domestique.

 

Compensation écologique :

La compensation écologique est une obligation réglementaire instaurée et renforcée par plusieurs textes de loi, dont la Loi Biodiversité de 2016. 

Son objectif consiste à atténuer ou annuler les effets négatifs, directs ou indirects, d’un projet d’aménagement ou de construction sur les écosystèmes

La compensation se fonde sur le principe d’équivalence écologique, selon lequel toute dégradation d’un milieu naturel engendrée par un projet doit être restaurée

Les mesures compensatoires englobent différents types d’actions menées par le maître d’ouvrage, conformément à la procédure dite ERC (Éviter, Réduire, Compenser). 

Ces interventions prennent en considération l’environnement global du site et intègrent en même temps les enjeux sociaux et économiques du projet.

Contrainte climatique :

La contrainte climatique fait partie intégrante des paramètres incontournables de toute planification de projets au XXIe siècle. 

Avec le réchauffement climatique en toile de fond, les politiques, les dirigeants d’entreprise et même les particuliers tiennent de plus en plus compte de cette contrainte dans leurs prises de décision. 

Elle joue ainsi un rôle primordial dans le choix du mode de consommation, dans l’élaboration des processus de production, l’organisation logistique, la politique énergétique, la préservation de l’écologie et la planification agricole. 

La considération de la contrainte climatique n’a pas vocation à stopper ni ralentir la production économique, mais plutôt à la développer en harmonie avec l’ensemble Terre/Climat.

 

Diagnostic de Performance énergétique (DPE) :

Le DPE est une évaluation objective de la consommation en énergie et des émissions de gaz à effet de serre d’une maison, d’un immeuble ou d’un lot de copropriété. 

Seuls les techniciens habilités par un organisme certifié par le COFRAC peuvent réaliser cette analyse, qui fait l’objet d’un rapport détaillé et d’une notation indicative à 7 niveaux allant de A à G. 

La classe A correspond à la meilleure performance énergétique, G étant la pire note. La validité d’un DPE est de 10 ans. 

Le propriétaire a l’obligation de présenter ce document avant de louer ou de vendre son bien.

Dioxyde de carbone :

Le dioxyde de carbone, connu en chimie sous la formule CO2, est un gaz naturellement présent dans l’atmosphère. Il contribue activement à la photosynthèse, à la respiration des êtres vivants et à l’équilibre global des écosystèmes

La surabondance de cette molécule dans l’atmosphère, causée par l’Homme, constitue cependant un risque majeur pour la planète

Le CO2 en trop grande quantité entraîne notamment une augmentation des particules fines, le réchauffement climatique et la destruction de la couche d’ozone. 

La disparition des forêts, essentielles dans le traitement de l’anhydride carbonique, n’arrange en rien la situation. La réduction de ce gaz à effet de serre est actuellement une des plus grandes priorités des gouvernements du monde.

 

Débit d’étiage :

Le débit d’étiage est une expression utilisée en hydrologie pour désigner le volume d’eau minimum qui s’écoule dans une rivière, un canal ou un fleuve en période de basses eaux. Cette quantité peut être calculée sur une base journalière, hebdomadaire ou mensuelle. Dans certains cas, les hydrologues mesurent le débit d’étiage fréquentiel, qui englobe des séries mesurées sur plusieurs années. 

En France, l’indicateur QMNA5 sert de référence à la police de l’eau. Il s’agit du débit d’étiage minimum annuel, que l’on ne mesure qu’environ une fois tous les cinq ans. 

Si le niveau du cours d’eau descend ce seuil, les autorités peuvent décréter des mesures de restriction.

Décarboner l’économie ; décarbonisation :

La décarbonisation ou décarbonation est une démarche intimement liée à la transition énergétique. Une économie « décarbonisée » fait l’impasse sur les sources d’énergie fossiles, comme le gaz, le pétrole et le charbon, dans ses processus de production. 

Elle s’appuie exclusivement sur les énergies renouvelables, ce qui est impossible pour le moment. Depuis 2012, les États signataires de la CCNUCC (Convention Cadre des Nations-Unis sur les Changements Climatiques), dont la France, appliquent néanmoins une politique de décarbonisation sur plusieurs secteurs de leur économie. 

En Finance, par exemple, la mise en place des « indices bas carbone » permet aux investisseurs d’identifier les entreprises les plus respectueuses de l’environnement.

Décroissance :

La décroissance est un concept économique né dans les années 1980. Dans une économie de décroissance, la production de richesses ne progresse pas et peut même diminuer, de manière volontaire ou non.

Encore marginal aujourd’hui, ce concept commence à intéresser des économistes de renom et des décideurs politiques, qui n’hésitent pas à inclure certains de ces idéaux dans leur politique de développement durable.

Les partisans de la décroissance prônent la réduction des prélèvements et de la consommation de ressources naturelles des pays pauvres par les pays développés. Cette idéologie conteste la validité du PIB comme seul indice de croissance de l’économie. 

Eco-industrie :

L’éco-industrie regroupe des entreprises dont la production contribue à corriger, limiter, prévenir ou réguler la pollution et la destruction de l’environnement par l’homme. 

Ses produits et services luttent notamment contre la pollution de l’air, de l’eau, du sol, la dégradation des écosystèmes, la pollution sonore, les émissions carboniques et les micro-particules qui nuisent à la qualité de l’eau. 

Les sociétés qui œuvrent au développement de l’énergie renouvelable, au recyclage des déchets ménagers et optimisent l’efficacité énergétique des matériaux appartiennent aussi à cette industrie.

Eco-prêt à taux zéro (Eco-PTZ) :

L’éco-prêt à taux zéro est un dispositif financier mis en place par l’État en partenariat avec les banques. Il s’agit d’un prêt aidé destiné à financer les travaux d’amélioration de l’efficacité énergétique (isolation, chauffage, assainissement, eau chaude, etc.) des logements anciens ou construits depuis au moins 2 ans à la date de la demande. 

Cette aide s’adresse aux propriétaires occupants et aux propriétaires bailleurs. Le syndicat de copropriétaires peut aussi demander cette aide par le biais du syndic. 

Initialement prévu jusqu’à fin 2015, ce coup de pouce rencontre un franc succès et connaît plusieurs prorogations. L’éco-PTZ continuera ainsi d’exister jusqu’au 31 décembre 2021.

 

Ecocertification :

Face à des consommateurs mieux sensibilisés aux enjeux de la protection de l’environnement et de la gestion durable des ressources naturelles, les entreprises s’arment d’un argument commercial supplémentaire : l’écocertification

Avec cette procédure, elles offrent la garantie que leurs produits et services ont été élaborés et distribués dans le strict respect de l’environnement

La certification est effectuée par un organisme agréé, sur la base d’un cahier des charges précis. L’entreprise peut afficher ses scores à l’écocertification sur l’emballage de ses produits et dans tous ses supports de communication. 

Cette démarche n’est nullement obligatoire, mais résulte d’une adhésion volontaire de la marque.

Ecoconception :

La définition de l’éco-conception a évolué avec le temps. La norme NF X 30-264 désigne l’éco-conception comme une considération systématique des enjeux environnementaux durant les phases de conception et de production de produits commerciaux. 

L’objectif consiste à réduire au strict minimum les effets négatifs des produits sur l’environnement tout au long de leur cycle de vie, depuis l’extraction des matières premières jusqu’au recyclage

Dans ce processus, la question environnementale, qui inclut les incidences sur la biodiversité, l’impact climatique et la consommation en énergie, occupe une place aussi importante que les enjeux économiques, techniques, technologiques et sociaux.

 

Ecodéveloppement :

L’écodéveloppement est un concept évoqué pour la première fois par Ignacy Sachs, un économiste polonais qui a passé beaucoup de temps dans les pays en développement dans les années 1960. 

Ce modèle consiste à trouver le juste équilibre entre une croissance économique raisonnable et le respect de l’environnement et de l’inclusion sociale

C’est un concept à mi-chemin entre un capitalisme abusif et sans limites, qui épuise à un rythme effréné les ressources de la terre, et l’écologisme outrancier, qui sacrifie parfois les intérêts sociaux et économiques de l’être humain. 

L’écodéveloppement prône ainsi l’harmonisation des activités de l’homme avec les cycles écologiques.

 

Ecotechnologie :

On appelle écotechnologie toute technique et technologie dont le fonctionnement est pensé de manière à réduire au strict minimum les effets négatifs sur l’environnement

Cette faible empreinte écologique se manifeste de plusieurs manières, soit par une réduction des émissions de particules polluantes, soit par le traitement des déchets et résidus de production avant leur rejet dans la nature, soit par l’adoption d’un processus de recyclage tout au long du cycle de production. 

Une éco-technologie fait souvent appel à des modèles de production peu énergivores – ou s’appuyant sur des énergies propres et renouvelables - et qui consomment moins de ressources naturelles que les procédés traditionnels.

Ecotype :

L’écotype est un terme utilisé en biologie pour désigner une variété distincte d’une même espèce animale ou végétale, dont les caractéristiques sont définies par son milieu de vie. 

Ces différences phénotypiques se voient à travers la physiologie, la morphologie ou l’anatomie. Elles sont héréditaires, même si à l’origine, elles proviennent d’une transformation liée à un écosystème particulier, des conditions climatiques ou un régime alimentaire différent. 

L’écotype est à différencier de l’accommodat, qui correspond à une modification morphologique et biologique non héréditaire. 

L’écotype est aussi employé en architecture et en anthropologie, pour désigner l’adaptation d’un bâtiment ou d’un paysage à son environnement naturel.

 

Efficacité énergétique :

L’efficacité énergétique désigne le rapport entre la quantité d’énergie produite par un système et la quantité d’énergie consommée pour en assurer le fonctionnement optimal. 

L’efficacité est plus élevée lorsque le système consomme moins d’énergie et lorsque les pertes sont maîtrisées. 

En bâtiment, l’efficacité énergétique est une priorité absolue : le parc immobilier représente plus de 40 % de la consommation en énergie

L’optimisation de l’efficacité énergétique d’un bâtiment se fait soit de manière active, par l’usage de régulateurs et de systèmes intelligents permettant de gérer l’alimentation en électricité en fonction des besoins réels, soit de façon passive, par l’amélioration de l’isolation et l’utilisation d’équipements moins énergivores.

 

Effluent :

Les effluents désignent le plus souvent les eaux usées, qu’elles soient d’origine domestique ou urbaine. Dans un sens large, ce mot englobe les fluides résiduels issus des industries, agroalimentaire, cosmétique, pharmaceutique, métallurgique, pétrochimique, aéronautique et automobile, soit l’ensemble des secteurs industriels. 

Le terme eaux résiduaires industrielles ou ERI est employé pour qualifier ces effluents de nature et de composition très variées, entre les polluants organiques, les huiles, les acides minéraux, les matières flottantes et les hydrocarbures

Cette spécificité oblige chaque industriel à adopter des procédés d’épuration et de traitement chimique qui lui sont propres, dans le respect des règles et normes environnementales.

Empreinte écologique :

L’empreinte écologique est un outil, un indicateur conçu pour mesurer la pression exercée par l’homme sur la terre

Dans la pratique, l'empreinte écologique correspond à la surface terrestre nécessaire pour produire les services et les biens consommés par l’homme et pour absorber les déchets qui en résultent. 

Outre les besoins en nourriture, cet indice intègre aussi l’impact des besoins en eau potable, en air pur, en matériaux de construction, en chauffage, en habits et en tout autre objet qui offre un niveau de confort optimal. 

L’empreinte écologique permet aussi de mesurer la durabilité d’un modèle de production et d’un mode de vie.

 

Energie marémotrice :

L’énergie marémotrice exploite la puissance et le mouvement des marées et des courants marins près d’un littoral de fort marnage

Elle se décline sous deux formes, en fonction des configurations de l’usine et du littoral. La première variante puise dans l’énergie potentielle due à l’élévation du niveau de la mer pour produire de l’électricité dans une usine marémotrice. 

La seconde version utilise l’énergie cinétique des courants marins, lesquels sont captés par des hydroliennes ou des turbines

Bien que très prometteuse, cette forme d’énergie reste peu exploitée, en raison des défis techniques liés à l’aménagement des côtes et la rareté des emplacements capables d’accueillir de telles installations.

 

Energie renouvelable :

Une énergie est qualifiée de renouvelable lorsqu’elle est produite à partir d’éléments ou matériaux supposés être réutilisables ou inépuisables. La Terre regorge de ces sources intarissables, entre les végétaux, la géothermie, les marées, les chutes d’eau, le vent et le soleil

À la différence des combustibles fossiles, l’énergie renouvelable génère très peu d’émissions polluantes, comme les gaz carboniques et les particules fines, et de déchets. 

Cela justifie son statut d’énergie propre et d’énergie verte, ses autres appellations. Le photovoltaïque, l’électricité solaire, l’éolienne, la biomasse, la centrale marémotrice et le barrage hydraulique représentent aujourd’hui l’essentiel des énergies renouvelables déjà exploitées à grande échelle.

 

Forçage radiatif :

La Commission d’enrichissement de la langue française définit le forçage radiatif comme la différence, exprimée en watt par mètre carré (W/m2) entre le rayonnement solaire reçu par la terre et la quantité de rayons infrarouges qu’elle émet dans l’atmosphère. 

Un élément avec un forçage radiatif positif fait augmenter la température dans l’atmosphère, tandis qu’un facteur à forçage radiatif négatif contribue au refroidissement de la planète. 

Plusieurs facteurs peuvent faire baisser ou augmenter cet écart. Les climatologues calculent donc individuellement l’effet de chaque facteur pour obtenir une somme de forçages climatiques et définir une politique ou une réglementation qui permet de rétablir l’équilibre radiatif de la terre. La France mesure le forçage radiatif au niveau de la troposphère.

Fournisseur d’énergie :

En France, le fournisseur d’énergie est l’entreprise chargée de commercialiser l’énergie électrique dont les clients particuliers et professionnels ont besoin au quotidien. 

Son rôle premier tourne autour de la vente « au détail » d’énergie électrique, qui inclut la facturation du client et les services d’accompagnement

La loi ne l’oblige pas à produire sa propre énergie ni à en assurer la distribution. Néanmoins, des compagnies jouent simultanément les rôles de fournisseur, de distributeur et de producteur d’électricité. 

En France, Vattenfall, ENI, Engie et EDF figurent par exemple parmi les fournisseurs qui produisent aussi de l’énergie électrique, dont le tarif est réglementé ou fixé selon les prix du marché.

 

Générateur :

En électrotechnique, le générateur désigne un dispositif permettant de produire de l’électricité à partir d’une autre forme d’énergie. 

On en distingue plusieurs types en fonction du mode de transformation de l’énergie en électricité. Les générateurs primaires regroupent, par exemple, les systèmes qui produisent de l’énergie électrique à partir de sources présentes naturellement sur la terre, comme l’eau, le mouvement, les rayons du soleil et le vent. 

Les turbines hydrauliques, les alternateurs de voiture, les dynamos et les panneaux solaires appartiennent à cette catégorie. 

Les générateurs secondaires, comme les batteries et les piles rechargeables, exploitent une énergie électrique existante, en la stockant en vue d’une distribution future.

 

Géothermie :

La géothermie renvoie le plus souvent à la technique visant à exploiter l’énergie contenue dans le sol en vue de la transformer en chaleur ou en électricité

Cette technologie s’appuie sur des réserves d’eau chaude dans le sol, dont les calories sont extraites par une pompe à chaleur, puis redistribuées dans un réseau de chauffage local. 

Dans une maison d’habitation, la géothermie sol-eau permet de capter le potentiel de chaleur du sol avec un réseau de tuyaux horizontaux contenant un fluide caloporteur sous la dalle. Il s’agit donc d’une énergie renouvelable qui offre une alternative intéressante au chauffage électrique.

Hydraulique :

L’hydraulique est à la fois une science et une technologie dont l’objectif consiste à exploiter le potentiel énergétique des propriétés mécaniques de l’eau et des liquides en général. 

L’ingénierie hydraulique a permis notamment de développer des dispositifs comme les freins, la presse hydraulique et l’ascenseur

Cette science est appliquée à grande échelle dans le domaine énergétique, à travers les centrales hydrauliques

Ces dernières représentent 15,6 % de la production électrique mondiale en 2019. Les centrales maritimes, qui exploitent les mouvements des marées, des courants et des vagues, sont d’autres applications de l’hydraulique dans le secteur énergétique.

Indépendance énergétique :

La notion d’indépendance énergétique reste assez vague et peu explicitée dans le monde scientifique. Il existe néanmoins un consensus, selon lequel cette expression désigne la capacité d’un pays à satisfaire pleinement ses propres besoins en énergie, en mobilisant uniquement ses ressources internes

La France considère l’indépendance énergétique comme le rapport en pourcentage entre la production annuelle d’énergies primaires, comme l’électricité produite par les combustibles fossiles, l’hydraulique et les EnR, et la consommation d’énergie sur une année. 

Si ce taux égale ou dépasse 100 %, on considère que le pays acquiert l’indépendance énergétique et peut même devenir un exportateur net d’énergie primaire.

 

Irrigation :

L’irrigation est une opération visant à apporter de l’eau douce à une culture végétale pour combler une déficience de pluviométrie ou un défaut de drainage naturel. C’est un acte vital pour la croissance des plantes et la production des cultures agricoles

L’irrigation permet aussi de végétaliser les sols arides et d’entretenir les paysages urbains. Elle fait appel à différentes techniques, en fonction de la disponibilité des sources d’eau, des besoins des végétaux et de la configuration du terrain. 

L’irrigation de surface, utilisant un réseau de canaux, est la plus usitée. L’irrigation localisée, les systèmes souterrains et les dispositifs de goutte-à-goutte constituent aussi d’excellentes alternatives.

 

Kilowattheure (kWh) :

Le Kilowattheure est l’unité d’énergie servant de base de calcul à la consommation en énergie électrique des foyers. 

Elle entre aussi dans le mode de calcul des factures de gaz et des bilans énergétiques d’un bâtiment. Le système international d’unités la définit comme la consommation d’un appareil de 1000 Watts pendant une heure. 

Au niveau de chaque foyer, on obtient la consommation journalière en électricité en multipliant la puissance en kilowatts de tous les appareils électriques d’un système donné (une maison, un local commercial, etc.) par leur durée d’utilisation respective. Ce raisonnement part du principe que la puissance de chaque appareil reste constante.

 

Marée noire :

Une marée noire est une expression inventée en 1967 pour désigner une catastrophe non naturelle, qui provoque la pollution de la mer en surface ou en profondeur par du mazout ou tout autre produit issu du pétrole

Ces déversements résultent soit de la rupture de la double coque d’un tanker pétrolier, soit d’une fuite au niveau d’un puits de pétrole offshore. Un dégazage sauvage peut aussi provoquer des fuites catastrophiques. Même si les déperditions surviennent en pleine mer, la nappe d’hydrocarbures se disperse souvent jusqu’aux côtes sous l’effet des courants et des marées, détruisant sur son passage tout un écosystème marin et terrestre.

 

Mesure compensatoire :

Une mesure compensatoire, également appelée compensation écologique, est une mesure prise par un porteur de projet pour contrebalancer les dommages inévitables d’un aménagement ou d’une nouvelle installation sur l’environnement

Elle intervient en dernier recours, après les mesures d’évitement et de réduction de l’impact selon la loi de 1976 sur la protection de l’environnement

Cette action vise à préserver la biodiversité dans un état identique ou meilleur qu’avant la réalisation des travaux. La compensation peut prendre différentes formes, comme la réhabilitation et la restauration des zones abîmées, l'adaptation du projet aux configurations naturelles du site ou l'aménagement d'un milieu et d'un modèle de gestion durable.

Micro-turbine à gaz :

Une micro-turbine à gaz est une version miniature d’un moteur à combustion interne utilisant un hydrocarbure sous la forme gazeuse comme comburant. C’est un moteur à cycle thermodynamique mu par l’écoulement continu d’un fluide gazeux. 

La micro-turbine à gaz reste aujourd’hui une technologie prometteuse et encore inexploitée à grande échelle, en raison des difficultés inhérentes à la conception de matériaux capables de supporter la forte pression et les chaleurs très élevées dues à la compression de l’air et l’expulsion du fluide gazeux après sa combustion. 

Sa faible efficacité empêche également son installation sur des systèmes comme une voiture, par exemple.

 

Moyenne tension :

En électricité, la moyenne tension caractérise une ligne électrique transportant un courant dont la tension est supérieure à 1000 V, sans jamais dépasser les 50 000 V. Ces valeurs s’élèvent à 1500 V et 75 000 V pour le courant continu. 

En France, les lignes Moyenne Tension appartiennent au domaine Haute Tension A (HTA) selon la norme NF C 18-510. 

Elles appartiennent au réseau de distribution et s’étalent sur plus de 586 000 km. Ces lignes acheminent l’électricité depuis le réseau de transport vers les consommateurs.

Mégawatt (MW) :

Le Mégawatt correspond à un million de watts. Il s’agit d’une unité de mesure de la puissance maximale d’un appareil ou d’une installation pendant une seconde

On utilise surtout cette grandeur pour déterminer la puissance de grandes centrales et autres structures qui produisent ou consomment d’importantes quantités d’énergie électrique. 

Le MWe ou mégawatt électrique sert ainsi à calculer, entre autres, la puissance installée d’un pays ou d’une région.

Méthane :

Le méthane est un gaz de la famille des alcanes, découvert et isolé vers 1776 par Alessandro Volta. Sa formule chimique s’écrit CH4. Ce composé se trouve en abondance sur la Terre, surtout dans les zones peu oxygénées et humides, comme les marais et dans le sous-sol. 

Les organismes vivants produisent aussi du méthane en grande quantité, surtout les ruminants. L’essentiel de la production de méthane provient cependant des installations industrielles. Ce gaz constitue une importante source d’énergie primaire, que l’on peut extraire de façon naturelle. 

Bien que très utile, le méthane est un gaz à effet de serre qui est aussi responsable du réchauffement climatique.

Nettoyage par le ressac :

En hydrologie marine, le ressac correspond au retour violent des vagues vers le large après un fort impact sur une côte rocheuse. C’est le mouvement inverse du flux ou du sac. 

Le nettoyage par le ressac exploite ce phénomène marin naturel et récurent, dont la force est amplifiée lors des marées montantes. Cette technique consiste à déplacer des sédiments souillés par des hydrocarbures vers la zone de déferlement. 

Les déferlantes du ressac s’abattent sur ces dépôts et les entraînent vers le large, avant que le sac les ramène à nouveau sur le littoral. Cette méthode basée sur les mouvements naturels des vagues s’emploie généralement après une marée noire.

 

PRG : Pouvoir de Réchauffement Global :

Le potentiel ou pouvoir de réchauffement global est un indicateur utilisé dans les sciences environnementales pour mesurer la contribution d’une substance, généralement un gaz, à la montée des températures dans l’atmosphère. 

Le PRG mesure concrètement la puissance radiative renvoyée au sol par le gaz sur une période de 100 ans. Ce coefficient part du principe que les gaz polluants n’ont pas tous le même impact sur l’effet de serre

Leur PRG varie en fonction de leur capacité à retenir les rayonnements du soleil et leur durée de vie dans l’atmosphère. Par souci d’uniformisation, on compare le PRG d’un élément à celui du kilogramme de CO2, dont la valeur est fixée à 1.

 

Pile à combustible :

Une pile à combustible est un générateur d’électricité dont le fonctionnement repose sur la combinaison d’une oxydation d’hydrogène sur une anode et d’une réduction d’oxygène sur une cathode. 

L’oxydation produit des électrons qui sont ensuite collectés par la cathode réductrice, après être passés par un électrolyte. Le transfert peut aussi se faire en sens inverse, en fonction de la composition et du fonctionnement de l’électrolyte. 

On distingue ainsi plusieurs types de piles à combustible selon la technique employée, dont les modèles à électrolytes basiques et les versions à électrolytes acides. De nombreuses recherches autour de cette technologie sont en cours dans le but d’en exploiter pleinement le potentiel énergétique.

Pollution :

On qualifie de pollution toute introduction, directe ou indirecte, de substances nocives dans l’environnement, que ce soit dans l’air, le sol ou la mer à la suite de l’activité humaine. 

Ces rejets industriels, agricoles ou domestiques entraînent généralement une dégradation de l’équilibre de la nature, avec des conséquences à long terme sur le climat, la météorologie, la biodiversité et la santé. 

Les gaz à effet de serre représentent actuellement la principale source de pollution de la planète. Leur présence dans l’atmosphère contribue énormément au réchauffement global de la planète.

Poste de transformation :

Un poste de transformation ou transformateur fait partie des éléments indispensables d’un réseau de transport et de distribution électrique. Installé en sortie des centrales de production, le dispositif se charge d’élever la tension de l’électricité pour en optimiser le transport sur de grandes distances et minimiser les pertes. 

Puis, au niveau des boucles vers les réseaux de distribution, le transformateur abaisse de nouveau la tension pour l’adapter aux demandes des consommateurs finaux. Le poste de transformation est un système constitué d’un transformateur, d’un ensemble de disjoncteurs de sécurité et de sectionneurs qui aident à l’aiguillage de l’énergie électrique.

Précarité énergétique :

Selon la loi du 12 juillet 2010, une personne est en situation de précarité énergétique lorsqu’elle rencontre des difficultés à combler pleinement ses besoins élémentaires en énergie (calorifique, électrique, cuisson, etc.). Ces obstacles peuvent être causés par l’insuffisance ou l’inadaptation de ses ressources financières, ou par l’inadéquation de son habitat. 

On considère qu’un ménage se trouve dans cet état lorsqu’il consacre plus de 10 % de son budget dans les dépenses de chauffage et d’électricité. Sur la base de ce critère, la France dénombre plus de 5,1 millions de ménages en situation de précarité énergétique.

Puissance :

La puissance est associée en physique au travail fourni par un élément par unité de temps. Cette logique s’applique aussi en électricité, où la puissance correspond à la quantité d’énergie par unité transmise d’un système à l’autre via un circuit électrique. 

L’unité de puissance retenue par le Système international est le watt, qui équivaut à un Joule par seconde

Tout appareil fonctionnant sur un courant électrique possède une puissance nominale ou la quantité d’énergie reçue par seconde durant son fonctionnement optimal. Dans l’idéal, le circuit d’alimentation doit fournir une puissance équivalente à la puissance nominale de l’appareil, sinon il risque de sous-performer ou de se détériorer.

 

Puissance installée :

La puissance installée correspond à la puissance maximale qu’une centrale ou un générateur électrique peut fournir sur une période prolongée. Dans le cas d’un site de production d’électricité, cette expression se substitue parfois à la puissance nominale, laquelle désigne la puissance permanente maximale générée par l’installation dans des conditions optimales. 

Ce terme est souvent employé pour désigner la capacité de production d’électricité d’une région ou d’un pays. La France affiche, par exemple, une puissance installée de 537,7 TWh en 2019.

Puissance maximale soutirée :

En France, les ménages peuvent librement choisir la puissance de leur compteur électrique, entre plusieurs paliers allant de 3 à 36 kVA (kilovoltampères). Cette valeur correspond à la puissance maximale à laquelle ils ont accès pour assurer le bon fonctionnement de tous leurs appareils. 

Au-delà de cette puissance souscrite – également appelée puissance maximale soutirée -, le compteur risque de disjoncter, la ligne d’alimentation et le panneau n’étant pas dimensionnés pour supporter ces appels supplémentaires de puissance. 

À l’inverse, si la puissance souscrite est surévaluée, le consommateur paie plus cher son électricité (abonnement). Environ 70 % des foyers utilisent un compteur de 6 kVA.

 

Puits de carbone :

On qualifie de puits de carbone tout élément, naturel ou artificiel, capable de capter le gaz carbonique émis dans l’atmosphère. L’absorption se fait soit par des réactions chimiques, soit grâce aux caractéristiques physiques mêmes du réservoir. 

On distingue plusieurs puits de carbone sur la planète, les plus connus étant les océans et les forêts. Ces deux principaux réservoirs captent jusqu’à la moitié des émissions carboniques de l’homme. 

L'océan a la particularité de retenir pendant plusieurs siècles les gaz carboniques qu’il absorbe, tandis que les forêts peuvent les rejeter dans l’atmosphère après quelques dizaines d’années.

 

Radioactivité :

Dans la nature, certains noyaux atomiques instables, appelés radioisotopes ou radionucléides, peuvent se désintégrer et libérer des particules comme les neutrons, les noyaux d’hélium ou des électrons

Ce phénomène dégage également de l’énergie cinétique et des photons. L’ensemble de cette désintégration et des rayonnements forme la radioactivité, une propriété découverte en 1896 par Henri Becquerel

L’Homme reçoit en un an des quantités de radiations plus ou moins négligeables, dont 65 % proviennent des rayons cosmiques et des rayonnements naturels en thorium et en uranium. La radioactivité a de nombreuses applications dans l’industrie navale, l’énergie, la chimie et la médecine, entre autres.

 

Radioprotection :

À faible dose, les rayonnements ionisants des radionucléides affectent très peu l’organisme humain. Néanmoins, à partir d’un certain seuil, ces particules de matière constituent un réel danger pour la santé, rendant alors nécessaire la mise en place de dispositifs et d’actions visant à limiter l’exposition. 

Ces mesures de prévention et de protection entrent dans le cadre de la radioprotection. La protection contre ces rayonnements couvre trois axes majeurs : l’évitement (l’exposition aux rayonnements ionisants est choisie en dernier recours, en l’absence d’autre alternative viable), la réduction de l’exposition (externe et interne) et la fixation de plafonds annuels de radiations.

 

Refroidissement par une source naturelle :

Dans une construction à usage d’habitation, les équipements thermodynamiques, comme le climatiseur, jouent un rôle crucial dans la gestion de la température intérieure. Ces équipements consomment une quantité d’énergie électrique souvent élevée. 

Le refroidissement par une source naturelle, un système qui fait abstraction de ces dispositifs, s’impose dès lors comme une alternative plus intéressante. 

Cette installation très peu énergivore repose sur un système d’élimination de la chaleur par la circulation de l’air ou de l’eau, deux fluides reconnus pour leur bonne conductivité thermique. Un mécanisme de refroidissement par une source naturelle peut être à cycle ouvert ou à recirculation.

 

Rotor :

Le mot « rotor » a la même racine que « rotation » et s’emploie dans plusieurs domaines, notamment en science, en météorologie, en aéronautique et en mécanique. Ce terme désigne toujours l’élément tournant d’une machine, souvent en opposition à une partie fixe appelée stator. 

En électrotechnique, le rotor constitue l’une des composantes essentielles d’une machine ou d’un générateur électrique. Dans cette configuration, le rotor, par ses mouvements circulaires, produit un champ inducteur (l’induit) que le stator se charge de convertir en électricité. Les éoliennes et les barrages hydroélectriques utilisent ce même principe pour générer de l’énergie. Le rotor peut être un aimant permanent ou un électroaimant.

Réseau électrique :

Le réseau électrique est constitué par l’ensemble des infrastructures de production, de transport et de distribution de l’énergie électrique. 

Il se décompose en plusieurs éléments, selon les niveaux de tension acheminée par les lignes électriques. On y distingue les lignes à très haute tension (THT), les parties à haute ou moyenne tension (HTA) et les lignes basse tension (BT). 

Un réseau électrique arbore une structure variable selon la zone de desserte et les exigences d’exploitation. La structure arborescente compose exclusivement le réseau de distribution. La structure bouclée, en revanche, constitue le réseau de répartition. Pour les lignes à très haute tension, le gestionnaire fait appel à une structure maillée.

 

Sobriété énergétique :

Le concept de sobriété énergétique trouve son origine dans une volonté globale de réduire la consommation en énergies afin de préserver les ressources naturelles de la Terre. C’est une approche non-techniciste et purement comportementale, que l’on confond souvent avec efficacité énergétique

La sobriété énergétique promeut un mode de vie, où chaque individu cherche à utiliser à bon escient l’énergie disponible dans le réseau, soit par un dimensionnement adéquat des équipements domestiques, soit par une gestion plus rigoureuse des temps d’utilisation des appareils électriques. 

La mutualisation des ressources comme le transport, qui devient transport en commun par exemple, s'inscrit également dans une démarche de sobriété énergétique.

 

Solaire thermique :

Le solaire thermique est un système de production d’énergie qui transforme le rayonnement du soleil en chaleur. On en distingue trois types : les équipements solaires thermiques actifs, la technologie solaire passive et les installations thermodynamiques

Le solaire thermique « actif » capte l’énergie du soleil à travers une plaque reliée à un réseau contenant du fluide caloporteur, qui achemine la chaleur vers le réseau d’eau sanitaire ou dans le système de chauffage des locaux. 

Le solaire thermique passif mise sur l’architecture et les matériaux de construction pour optimiser au mieux l’éclairage et le chauffage de la maison par le soleil. 

Le solaire thermodynamique fait appel à un dispositif de concentration du rayonnement solaire pour chauffer à très haute température un fluide caloporteur et convertir la chaleur ainsi obtenue en électricité.

Transformateur :

Un transformateur est le composant central d’un poste de transformation. Son rôle consiste à convertir, par induction électromagnétique, les valeurs d’intensité et de tension d’un courant électrique alternatif, soit en les abaissant, soit en les augmentant.

 Ce convertisseur n’affecte ni la forme, ni la fréquence du courant. Dans un réseau de transport électrique, plusieurs transformateurs assurent la conversion entre les lignes très haute, haute, moyenne et basse tension

L’existence même de ces installations permet de garantir la sécurité du transfert d’énergie depuis la centrale de production jusqu’à l’utilisateur final. On distingue deux types de transformateurs (ou transfo) : les commutatrices et les modèles statiques.

 

Triangle des régimes énergétiques :

On considère toujours qu’une politique énergétique digne de ce nom ressemble à un triangle dont les trois côtés correspondent à trois contraintes : la compétitivité, la lutte contre le réchauffement climatique et la sécurité d’approvisionnement. L’absence de l’un ou l’autre de ces éléments génère un déséquilibre potentiellement fatal sur le long terme. 

L’économiste Alain Lipietz reprend le même principe, mais s'attarde aussi aux sommets du triangle. Selon lui, chaque sommet de la figure renvoie aux principaux types d’énergie et à leurs inconvénients respectifs. On y trouve notamment les hydrocarbures et les énergies fossiles, la biomasse et l’électricité d’origine nucléaire. C'est ce qu'il appelle le « triangle des régimes énergétiques ».

Turbine :

Dans une centrale électrique, la turbine se charge de transformer le mouvement linéaire d’un fluide (eau ou vapeur d’eau) en énergie mécanique. Cette dernière fait tourner le rotor d’un alternateur, d’un générateur, d’une pompe ou d’un compresseur, qui s’assure de la production électrique proprement dite. 

La turbine est donc un moteur rotatif doté d’aubes installées sur un arbre mues par la vitesse d’écoulement, l’enthalpie et la pression du fluide. Il existe plusieurs types de turbines, en fonction de la centrale de production d’électricité. 

On retrouve notamment les turbines à air, hydrauliques, les variantes à gaz de combustion et les turbomoteurs à vapeur.

 

Turbine hydraulique :

Une turbine hydraulique est un moteur rotatif actionné par l’écoulement de l’eau. Elle équipe généralement les centrales hydroélectriques de grande puissance. 

Elle se décline en plusieurs variantes, selon la configuration du barrage et selon son mode de fonctionnement. La turbine Francis, par exemple, fonctionne principalement sur les réservoirs haute pression, tandis que les modèles Pelton utilisent principalement la vitesse de l’eau. Les turbines Kaplan ou « gros bulbes » assurent la production d’électricité dans les barrages et réservoirs capables de fournir un gros débit d’eau sur une longue période. Le rendement d’une turbine hydraulique dépend du modèle, mais oscille entre 80 et 95 % pour les plus performantes.

 

Usine hydro-électrique :

Une usine ou centrale hydro-électrique est un système de production d’électricité à partir de l’écoulement de l’eau d’un fleuve, d’un lac ou d’un réservoir artificiel. Cette installation se compose toujours de trois éléments essentiels : le transformateur, la centrale et le barrage. 

Le barrage hydraulique sert à canaliser et retenir l’eau afin d’en maximiser la force et le débit d’écoulement. 

La centrale, installée en contrebas du barrage, utilise la force de chute de l’eau ainsi canalisée pour actionner les turbines et générer de l’électricité. 

Le transformateur primaire récupère l’énergie produite et élève sa tension avant son transport sur de longues distances via les lignes haute tension.

 

Watt :

Watt

Watt, de symbole W, constitue l’une des unités de grandeur utilisées en électricité. Elle mesure le flux énergétique, autre appellation de la puissance d’un système émetteur ou récepteur de courant électrique pendant une seconde

On obtient cette valeur en multipliant l’intensité du courant par la tension. Cette unité sert avant tout à déterminer la puissance des appareils installés dans un réseau domestique afin de connaître les besoins en électricité du consommateur. 

On utilise également le kilowatt (1000 W), pour quantifier la puissance des moteurs, et le mégawatt (MW ou 1 million de Watts) pour déterminer la capacité de production d’une centrale électrique ou d’un pays.

Watt crête (Wc) :

Le Watt-crête désigne la puissance maximale qu’une installation peut délivrer. On utilise surtout cette mesure sur les installations photovoltaïques, dont la capacité de production varie fortement. 

Le watt-crête d’un panneau solaire correspond alors à la puissance qu’il fournit lorsque l’irradiance – ou l’éclairement énergétique – atteint son maximum (1000 W/m²), lorsque les cellules atteignent une température de 25 °C et lorsque l’angle d’exposition permet de capter le rayonnement solaire de façon optimale. 

Cette grandeur sert à déterminer le potentiel en énergie solaire d’une région, à dimensionner une installation et à comparer les rendements.

 

Écocitoyen :

Une personne est qualifiée d’écocitoyenne lorsqu’elle intègre pleinement dans son quotidien les valeurs de respect et de préservation de l’environnement

Sa conscience écologique détermine ses choix de consommation et la pousse à privilégier les produits bio, issus d’une économie circulaire et dont l’impact négatif sur l’environnement est très faible, voire nul. 

L’écocitoyen se veut engagé et participe activement, seul ou avec sa communauté, aux débats politiques et économiques autour de l’innovation éco-sociale

L’écocitoyenneté demande aussi une certaine créativité, notamment dans la recherche de solutions innovantes et rentables pour subvenir aux besoins du quotidien, sans compromettre les ressources naturelles léguées aux générations futures.

 

Écologie :

Le mot écologie, du grec oikos et logos, revêt un double sens, scientifique et politique

Au sens littéral, ce terme désigne la science qui s’intéresse aux interactions de la biodiversité, de l’ensemble des êtres vivants avec leur environnement et entre eux. 

Aujourd’hui, l’écologie a une connotation politique et sociale : elle correspond au courant de pensée qui vise à intégrer les questions environnementales et climatiques dans les choix politiques, économiques et sociaux de la société moderne. 

L’objectif des écologistes consiste à protéger la biodiversité, les écosystèmes et la nature dans sa globalité afin de permettre à l’Homme d’y vivre de manière durable.

 

Énergie :

L’énergie est, en physique, une grandeur qui mesure la capacité de travail d’un système pour changer un état et engendrer un rayonnement électromagnétique, un mouvement ou de la chaleur

Le mot « énergie » utilisé au quotidien regroupe en réalité différents types d’énergie libre ou énergie utilisable par l’homme. La seule force du corps constituait l'unique énergie exploitée par l’homme au départ. 

Puis, d’autres solutions sont apparues au fil des époques, entre l’éolienne, l’électricité, le nucléaire, l’énergie thermique, l’hydraulique et l’énergie solaire. 

La maîtrise de la consommation et de la production d’énergie se trouve aujourd’hui au cœur des préoccupations de toute société moderne et soucieuse de préserver l’environnement.

Énergie solaire :

Énergie solaire

L’énergie solaire est produite par la conversion du rayonnement solaire. Elle peut être calorifique ou électrique. On parle d’énergie solaire thermique passive lorsque le rayonnement du soleil est récupéré puis directement transformé en chaleur destinée à chauffer un bâtiment. 

Le solaire thermique actif désigne en revanche une installation qui capte les calories du soleil avant de les stocker dans des capteurs ou panneaux renfermant un fluide caloporteur, qui alimente un circuit de chauffage. 

L’énergie photovoltaïque, elle, transforme les rayons du soleil en électricité grâce à des panneaux spécialement créés à cet effet. Dans tous les cas, l’énergie solaire est une énergie propre et renouvelable, malgré son intermittence.

 

Énergie éolienne :

L’énergie éolienne désigne l’électricité produite à partir de l’énergie cinétique du vent. C’est l’une des énergies renouvelables les plus en vue, aux côtés de l’électricité photovoltaïque

L’énergie éolienne permet de produire de l’électricité en grande quantité, soit sur des parcs onshore, sur la terre ferme, ou sur des structures offshores, en mer. 

L’éolienne s’emploie aussi à plus petite échelle par le biais d’installations domestiques comparables aux moulins anciens.

 

Énergies de flux :

Les énergies de flux désignent globalement l’ensemble des énergies renouvelables. Cette classification vient d’une qualité qui les différencie des combustibles fossiles (gaz, pétrole, charbon, etc.) et des autres matières premières comme l’uranium (énergies de stock).

Les énergies renouvelables, comme l’éolien, le solaire, le photovoltaïque et l’hydraulique sont inépuisables. 

Par contre, la quantité exploitable pour produire de l’énergie électrique ou calorifique fluctue au gré de la nature, d’où l’appellation d’énergie de flux.

 

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