L’eau recouvre plus de 70 % de la surface de la Terre. Les ressources aquatiques terrestres sont constituées d’ eau salée à 97,5 % , contre 2,5 % d’eau douce. En volume, les réserves d’eau douce mondiales représentent 35,2 millions de milliards de mètres cubes. Ces ressources sont pourtant loin d’être faciles d’accès : 1 % seulement de l’eau douce existe en surface ..., sous forme de fleuves, de lacs, de cours d’eau et de rivières. 30 % de l’eau douce se trouve dans les aquifères et 69 % de l'eau est stockée sous forme de neige ou de glace.

Autrement dit, l’homme ne peut réellement consommer que 0,028 % de l’hydrosphère, en puisant dans les réservoirs naturels en surface ou dans les nappes phréatiques peu profondes. Certes, des technologies de dessalement permettent de produire chaque année plus de 95 millions de mètres cubes d’eau douce à partir de l’eau salée ou saumâtre, mais ces techniques consomment toutefois beaucoup d’énergie, sans oublier les risques de pollution dans les zones de stockage ou de rejet de saumure.

Ces données rappellent une vérité fondamentale, souvent reléguée au second plan : l’eau douce propre à la consommation humaine et à l’agriculture est une ressource précieuse , mais également vitale. Aujourd’hui pourtant, elle est exposée à de multiples menaces humaines. Le recours aux pesticides et aux intrants chimiques dans l’agriculture conventionnelle multiplie les risques de pollution de la nappe phréatique et des cours d’eau . Les lacs, les barrages de retenue et les autres stockages en surface sont vulnérables à la pollution aux métaux lourds , aux résidus médicamenteux et aux microparticules plastiques , sans parler des immenses volumes de déchets rejetés dans les océans, dont certains forment même des « continents » plastiques dans le Pacifique Sud.

Le gaspillage d’eau constitue également un fléau mondial. Rien qu’en France, 1 300 milliards de litres d’eau propre à la consommation sont gaspillés chaque année. Ces pertes proviennent essentiellement des fuites dans les réseaux de transport et les tuyauteries domestiques. Les consommateurs sont aussi responsables d’une partie de ce gaspillage. On peut évoquer le prérinçage de la vaisselle, les douches à rallonge, les systèmes d’arrosage mal programmés et l’évaporation des piscines non couvertes.

La responsabilité de la gestion de l’eau douce est donc partagée entre les pouvoirs publics, qui décident des lois et des politiques environnementales, et les citoyens. C’est pourquoi Save4planet s’efforce de sensibiliser l’opinion publique aux gestes écoresponsables appliqués à la gestion de l’eau au quotidien. Cette rubrique relaie également toute l’actualité liée de près ou de loin à l’une des ressources les plus précieuses de la planète.

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